Nous allons devoir accepter de changer nos habitudes de fonctionnement
pour permettre l’émergence d’une société sans pétrole.
Actuellement déjà, certains matériaux naturels permettent de créer une architecture et des constructions vivantes. Beaucoup de " possibles " sont à notre disposition mais il faut cependant, pour aller dans cette direction, accepter de changer notre vision mentale et nos habitudes de fonctionnement. Car … continuer à concevoir des architectures et constructions (même basse énergie ou passive) gloutonne en énergie pétrole épuisable et déjà fortement épuisée (non pas uniquement pour le chauffage mais également pour les produits issus de la pétrochime) est un non-sens.

Nous ne pouvons pas nous limiter à de nouvelles habitudes – tel que placer des panneaux solaires ou photovoltaïques, une citerne pour récupérer l’eau de pluie servant à alimenter des toilettes à chasse d’eau et des machines à lessiver ou remplacer un matériaux de construction et/ou d’isolation par un autre en isolant par exemple en laine de chanvre plutôt qu’en laine de verre – mais nous baser sur une façon différente d’approcher l’acte d’habiter et de construire au niveau de la conception ; de la mise en oeuvre ; de la relation avec l’espace extérieur, avec les éléments, avec les autres formes de vie – le minéral, le végétal, l’animal – ; de notre façon d’habiter,…

Contrairement aux idées reçues, employer des matériaux sains ne nous demande pas d’être riche en monnaie sonnante et trébuchante, cependant ils enrichissent nos lieux de vie.